L’industrie musicale a initié sa première vague de procès en Asie contre des personnes échangeant de la musique en ligne, étendant ainsi la portée de sa guerre contre la piraterie via internet à laquelle elle impute des millions de dollars de pertes de chiffre d’affaires.
Le syndicat professionnel, l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI), a annoncé mardi avoir déposé 963 plaintes au Japon, ainsi qu’au Pays-Bas, en Finlande, en Irlande et en Islande, portant à plus de 11.000 le nombre de ses actions en justice à travers le monde.
Au Japon, deuxième marché mondial pour la musique, les ventes ont chuté de près d’un tiers au cours des cinq dernières années. La musique piratée est monnaie courante en Asie, essentiellement sous la forme de CD illégaux.
« L’industrie a décidé qu’il était temps d’agir », a déclaré le président de l’IFPI, John Kennedy.
Il a précisé que la campagne de procès étaient a priori destinée à se poursuivre pour ce qui est du « proche avenir », malgré la création d’alternatives légales en ligne, telles que Napster ou iTunes, et qu’elle s’attacherait plus particulièrement à combattre ceux qui mettent à disposition de la musique sur le web.
Parallèlement, l’industrie du disque a entamé une campagne enjoignant les fournisseurs d’accès internet à adopter des politiques plus volontaristes vis-à-vis des internautes échangeant de la musique via internet.
[source – yahoo.com] (Reuters)
