Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a finalement renoncé à procéder à un étalement de la hausse du Smic prévue en 2005, a souligné Matignon jeudi dans un communiqué à l’issue d’une réunion de travail sur le budget 2005.
« L’augmentation du Smic prévue par la loi Fillon sera respectée en 2005 dans sa totalité conformément à la politique que conduit le gouvernement en faveur du pouvoir d’achat des salariés », a-t-on précisé.
« L’effort global de l’Etat en faveur des allègements des charges sociales et fiscales sera maintenu et renforcé, car cette action est essentielle pour l’attractivité de notre pays, pour lutter contre les délocalisations et favoriser l’emploi », a ajouté Matignon en expliquant que « des adaptations seront cependant effectuées afin de mieux cibler les efforts de l’Etat », et en précisant que des contacts allaient être « pris très prochainement avec les entreprises pour leur faire part du dispositif envisagé ».
Lors de la réunion de travail, Jean-Pierre Raffarin a arrêté « les dépenses de l’Etat pour 2005 » avec le ministre de l’Economie Nicolas Sarkozy et le secrétaire d’Etat au Budget Dominique Bussereau, a encore précisé Matignon.
M. Raffarin a « confirmé que les dépenses de l’Etat n’évolueront pas plus vite que l’inflation l’année prochaine, car c’est une règle qui correspond à nos engagements », a ajouté Matignon.
Le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo réclamait la mise en oeuvre de la hausse du Smic et des allègements de charges prévus pour 2005.
Confronté à une équation budgétaire difficile pour 2005, M. Raffarin s’était prononcé fin juillet pour un report sur 2006 de la moitié de la hausse du Smic prévue en 2005, qui permettrait en théorie de réaliser 1,2 milliard d’euros d’économies l’année prochaine.
[source – yahoo.com] (AFP)
