La Commission européenne préfère élaborer une liste noire des compagnies aériennes pas sûres, plutôt qu’une « liste bleue » des compagnies sûres comme celle mise en place en France, a déclaré samedi la commissaire européenne aux Transports, Loyola de Palacio.
« Je comprends très bien le concept de +liste bleue+ des compagnies sûres mis en place par la France, mais au niveau communautaire nous travaillons plutôt à l’élaboration d’une liste noire », a-t-elle expliqué à des journalistes, en marge d’une réunion informelle des ministres des Transports de l’Union européenne à Amsterdam.
« On est en train de travailler » à cette liste, a-t-elle souligné.
Mme de Palacio a refusé de détailler quand cette liste noire serait prête, et si elle figurerait dans le rapport sur la sécurité des avions des pays non-européens qui sera rendu public par la Commission européenne pour la première fois à la fin de l’année.
Ce rapport se basera sur les comptes rendus des contrôles de sécurité réalisés par les Etats membres, en application d’une directive (loi européenne) de 2004 renforçant les contrôles de sécurité dans l’UE sur ces avions.
Cette directive avait été approuvée définitivement fin janvier, juste après le crash en Egypte d’un Boeing de la compagnie charter égyptienne Flash Airlines, transportant des touristes français.
Si les comptes rendus d’inspection mettent en évidence que certaines compagnies ne sont pas sûres, « on les citera » dans ce rapport, s’est bornée à indiquer la commissaire européenne.
Les ministres des Transports des 25 se sont retrouvés à Amsterdam vendredi et samedi pour une réunion informelle sur le transport aérien et maritime.
Le ministre français des Transports, Gilles de Robien, en a profité pour présenter à ses collègues son projet de « liste bleue » des compagnies sûres et leur proposer de l’étendre au niveau européen.
Le dispositif français prévoit que les compagnies qui le souhaiteront pourront à partir de la mi-2005 se faire certifier par un organisme indépendant pour obtenir un label de sécurité, dont le cahier des charges est en cours de définition.
Mme de Palacio s’est montrée en revanche sur la même ligne que M. de Robien sur la nécessité d’améliorer l’information des touristes achetant des voyages organisés, pour qu’ils sachent sur quelle compagnie aérienne ils vont être transportés.
Les acheteurs de voyages organisé doivent « avoir la possibilité d’annuler leur billet » si après l’achat de leur voyage organisé, le voyagiste change la compagnie aérienne utilisée, a souligné Mme de Palacio.
Mme de Palacio avait déjà promis une proposition législative de la Commission européenne en ce sens au mois de janvier dernier. Elle n’a pas précisé quand cette proposition serait finalement déposée par l’exécutif européen.
[source – boursorama.com] AFP
