Offensive de la RIAA contre l’échange de musique en ligne

Les professionnels de l’édition musicale ont engagé mardi des poursuites contre 532 utilisateurs de réseaux d’échange de fichiers qu’ils accusent d’infraction à la législation sur les droits d’auteur.

l’instar des 1.063 internautes poursuivis depuis le mois de janvier, la Recording Industry Association of America (RIAA) utilise une procédure anonyme, dite « John Doe », identifiant les utilisateurs par leur adresse internet.

Depuis la mi-décembre, sur décision d’une cour fédérale, l’organisation regroupant les principales maisons de disques ne peut plus exiger des fournisseurs d’accès qu’ils révèlent l’identité de leurs abonnés mis en cause.

La RIAA, pour qui l’échange de fichiers musicaux est à l’origine de la baisse des ventes de CD constatée ces dernières années, a précisé que cette action concernait notamment 89 personnes physiques utilisant les réseaux informatiques de 21 universités à travers les États-Unis (Arizona, Californie, Colorado, Indiana, Maryland, Michigan, New York, Pennsylvanie, Tennessee, Washington DC et Wisconsin).

Les 443 poursuites contre des utilisateurs ont été ouvertes en Californie, au Colorado, au Missouri, au Texas et en Virginie.

Au total, depuis le mois de septembre, la RIAA a poursuivi 1.977 utilisateurs de réseaux de partage de fichiers. Dans 408 cas, l’organisation est parvenue à un accord à l’amiable portant sur environ 3.000 dollars.

« Il est important que tout le monde comprenne que personne n’est à l’abri quand on échange illégalement des fichiers sur des réseaux P2P (peer to peer) », a souligné Cary Sherman, président de la RIAA.

La RIAA représente Warner Music, BMG, filiale de Bertelsmann, EMI, Sony Music et Universal Music.

[source – yahoo.com] (Reuters)