SCO attaque IBM et les pingouins

L’éditeur SCO intente un procès contre IBM. Ce dernier est accusé d’avoir divulgué des parties du code propriétaire d’Unix au profit de GNU/Linux et au préjudice de SCO. Ce procès s’inscrit dans une stratégie définie en début d’année et pourrait être suivi d’autres du même genre.

SCO, anciennement Caldera, est la société détentrice du code du système d’exploitation Unix. Il y a quelques semaines, cette société a embauché David Boies, un avocat réputé pour son acharnement, et a créé SCO Source une filiale dediée à la défense du « patrimoine intellectuel » de la firme. La communauté du logiciel libre avait alors retenu son souffle, craignant que les pingouins ne fassent les frais de ce Business Plan très particulier.

À cette date, les victimes annoncées de ces préparatifs judiciaires étaient les éditeurs de distributions Linux à succès, Red Hat et Mandrake en tête. C’est finalement les avocats d’IBM, un supporter fervent quoique tardif du pingouin, qui iront affronter l’équipe de David Boies au tribunal. SCO reproche à IBM, qui dispose d’une licence Unix pour son système AIX, d’avoir diffusé en open source des technologies propriétaires qui ne lui appartenaient pas. La société réclame un milliard de dollars de dédommagement.

En suivant ce raisonnement, on imagine bien que SCO pourrait s’en prendre à d’autres sociétés. Les modifications apportées par IBM ont essaimé : distribuées en open source, elles ont été intégrées à leur tour dans différentes distributions. Il est probablement plus judicieux de s’attaquer à une multinationale pesant plusieurs dizaines de milliards de dollars que de s’en prendre à des éditeurs ne disposant pour la plupart que d’un budget dérisoire, mais ces derniers ne doivent pas se sentir rassurés pour autant : si SCO gagne son milliard, cela pourrait bien l’inciter à se lancer dans de nouvelles procédures.

[source – inpact-hardware.com]