Dans un communiqué, le maire de Dijon, François Rebsamen, demande que l’on examine les contestations venant de Lille avant mardi 14h00, « faute de quoi nous saisirons la justice et appellerons à une manifestation devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino ».
« Il ne peut y avoir de passage en force sur un vote dont la sincérité est mise en cause », ajoute l’ancien directeur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007.
Une commission chargée d’examiner les contestations fédération par fédération a travaillé pendant six heures lundi sans trouver de sortie de crise.
La « commission de récolement » doit se réunir à nouveau mardi après-midi au siège du PS avant le Conseil national chargé de proclamer les résultats officiels, mardi soir.
Selon plusieurs dirigeants socialistes interrogés par Reuters, les litiges examinés jusque-là ne sont pas de nature à changer le résultat annoncé samedi, à savoir l’élection de Martine Aubry même d’un cheveu.
Toute la journée, Ségolène Royal a répété que la seule issue possible était à ses yeux l’organisation d’un nouveau tour de scrutin « clair et incontestable », une option rejetée par quasiment tout le monde à l’exception de ses proches.
Selon un sondage BVA pour France Inter rendu public lundi, 71% des Français, et 66% des sympathisants socialistes, estiment que la présidente de la région Poitou-Charentes a tort de ne pas reconnaître sa défaite.
Malgré cette « sérénité exceptionnelle » du camp Aubry, selon les mots de Claude Bartolone, des voix se sont élevées pour dire que l’étroitesse du score n’offrirait de légitimité à aucune des deux prétendantes à la direction du parti.
Pierre Moscovici, lui-même candidat au poste de premier secrétaire jusqu’en septembre, a suggéré la constitution d’une « direction collective, resserrée, associant tous les courants ».
Deux adjoints du maire socialiste de Metz, Dominique Gros, ont proposé de leur côté que Martine Aubry et Ségolène Royal soient désignées « co-secrétaires nationales ».
L’élection du premier secrétaire au suffrage direct des militants – une nouveauté instaurée en 1995 – a débouché quasiment sur un match nul samedi matin mais le Conseil national, « parlement » du PS, et son Bureau national, l’exécutif, sont composés à la proportionnelle des courants internes.
Fanch
