Le Parti socialiste est en plein désarroi et s’oriente même vers un affrontement judiciaire avant la réunion d’instances nationales, lundi et mardi, qui valideront ou non l’élection annoncée de Martine Aubry au poste de premier secrétaire.
Face aux litiges qui se multiplient sur les résultats, une commission dite de « recollement » examinera les problèmes présentés et rédigera un rapport au conseil national.
Cette commission réunira des représentants des trois candidats au premier tour de scrutin, Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon.
Dimanche, le député de l’Essonne Manuel Valls, proche de Ségolène Royal, a revendiqué la victoire de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, annoncé un dépôt de plainte sur un épisode à Lille pour « faux en écriture » et envisagé un autre recours judiciaire au plan national.
En Gironde, Alain Anziani, partisan de Martine Aubry, a assuré que sa championne avait été lésée de 11 voix et Ségolène Royal créditée de 41 bulletins en trop par erreur dans la section de Blaye, mais Gilles Savary, du camp adverse, a aussitôt démenti.
La Moselle fait état officiellement de 12 voix en trop pour Aubry et 12 voix manquantes pour Royal selon un communiqué.
Jean-Pierre Mignard, proche de Ségolène Royal, a remarqué que la Nouvelle-Calédonie n’avait pas été comptabilisée dans les résultats officiels du PS et sur le site pscalédonie.org, il est fait état d’un résultat de 81,27% pour Ségolène Royal.
Une présumée faute de transcription à Lille qui aurait donné 20 voix supplémentaires à Martine Aubry, maire de la ville, a suscité la colère de Manuel Valls.
Enfin, un ensemble de votes avec un différentiel de 19 voix pour Martine Aubry n’aurait pas été décompté au titre des sections des Français de l’étranger, selon des documents publiés par le site internet Rue89.
« La question n’est plus de savoir qui a perdu ou qui a gagné. Nous aurons tous perdu si nous ne sommes pas capables de nous rassembler très vite, et nous aurons tous gagné si nous faisons barrage à la droite, à la politique actuelle du président de la République », avait dit Martine Aubry, promettant d’être « le premier secrétaire de tous les militants ».
Fanch
