La déconnexion d’un hébergeur mardi dernier s’est immédiatement accompagnée d’une importante baisse de la circulation du spam sur la Toile, d’après un certain nombre de spécialistes en sécurité informatique.
Au terme d’une enquête de quatre mois, Brian Krebs, journaliste au quotidien américain The Washington Post, affirme qu’il était responsable de 75% des spams diffusés dans le monde.
Mercredi 12 novembre, le surlendemain de l’arrêt des activités de l’hébergeur, une chute radicale des volumes de spam envoyés, de l’ordre de 35 à 50%, a été constatée par de nombreux observateurs scrutant cette activité, dont MXLogic, Spamcop.net, Security Fix, MessageLabs et IronPort.
Les rapports d’experts ont montré qu’une grande partie des serveurs hébergés par la société californienne dirigeaient quelques uns des plus importants botnets, ces réseaux d’ordinateurs zombis servant de relai au pourriel, en plus d’héberger la moitié des sites Internet vers lesquels ces derniers renvoyaient les internautes : boutiques de produits pharmaceutiques et de produits de consommation courante contrefaits, faux logiciels de sécurité ou encore sites pornographiques.
Un scénario qui en rappelle un autre : en septembre dernier, un autre hébergeur, Intercage/Ativo, a été fermé par ses fournisseurs en amont.
Dans le cas de l’arrêt de McColo, la société IronPort a vu le nombre de courriers indésirables passer de 190 milliards par jour à 112 milliards.
Bien que des mesures existent, ces courriers électroniques non désirables ou pourriels continuent d’entraver inutilement la bande passante et la bataille fait rage entre les émetteurs de ces derniers et diverses sociétés de sécurité.
Fanch
