« Vous arrive-t-il de télécharger illégalement des musiques ou des films sur Internet ou de vous faire passer des films ou des musiques téléchargés par d’autres illégalement ? »
A cette question du baromètre annuel sur les nouvelles technologies (réalisé par BVA-The Phone House-BFM-La Tribune), 18 % des 978 personnes représentatives de la population ont répondu oui, sous couvert d’anonymat.
Ils sont 4 % à le faire régulièrement, 9 % de temps en temps et 5 % déjà au moins une fois.
Selon les promoteurs du baromètre, les chiffres publiés marquent une «décrue».
Ainsi, l’an dernier, ils étaient 23 % au total à avouer la pratique du téléchargement illégal.
Si les «réguliers» sont stables à 4 %, il y a moins d «irréguliers», qui étaient 13% l’an dernier.
Le projet de loi «création et Internet», qui attend toujours de passer devant le Parlement, semble être une des raisons du recul du téléchargement illicite.
A la question : « Selon vous ce projet de loi permettra-t-il de faire évoluer les pratiques ? », ils sont, pour l’ensemble de la population, 38 % à répondre oui. Au sein des technophiles, ils sont 40 %. Chez les moins de 25 ans, ils sont 36 % à le penser, et 39 % chez les moins de 25 ans technophiles.
Autre piste : le téléchargement légal, qui semble s’installer doucement dans les habitudes. 18 % des sondés disent y avoir goûté, dont 11 % de temps en temps.
C’est la première fois que le baromètre s’intéresse à la pratique licite, et ne peut donc pas dresser d’évolution.
Fanch
