Pas d’aide au transport pour le MEDEF

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a affirmé lundi ne pas vouloir participer à l « erreur économique » que constitue selon elle l’aide au transport, et à une négociation « dont l’enjeu unique serait d’augmenter les charges des entreprises ».

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a invité les partenaires sociaux à se réunir dans « la première semaine de septembre » pour « examiner ensemble la possibilité de faire des préconisations communes sur les modalités » de l’aide au transport annoncée en juin par le Premier ministre, François Fillon.

Elle a reçu les réponses positives de trois syndicats (FO, CFTC et CGC).

La CGT a refusé d’y participer, au motif que le Medef a « publiquement » refusé d’engager des discussions.

M. Fillon a donné jusqu’au 15 septembre aux partenaires sociaux pour faire des propositions sur cette aide.

« Je considère qu’il y a un enjeu environnemental considérable dans cette affaire, il faut tout faire pour inciter le transport collectif », a-t-elle plaidé.

« Ce qui serait bienvenu pour les salariés, ce serait une croissance soutenue, un pouvoir d’achat net qui augmente, pas une prime un jour pour tel produit parce qu’il augmente », a-t-elle dit, rappelant que les entreprises « financent chaque année entre 4 et 5 milliards d’euros pour développer les transports publics en France.

Selon elle, si « on entre dans une obligation de prime au transport », « le gouvernement va voir l’incroyable complexité du dossier ».

« La question qui se pose, c’est quelle ligne directrice on doit adopter en matière de fiscalité (…), d’autant plus que nous traversons une bourrasque sur le plan économique », a ajouté la présidente du Medef.

Fanch