Sans surprise, le dopage s’est invité à Pékin

Comme ce fut le cas à Atlanta en 1996 (2 contrôles positifs), à Sydney en 2000 (11 infractions) et surtout à Athènes en 2004 (27).

C’est une cycliste espagnole qui a été épinglée la première.

Après Moises Duenas et Manuel Beltran sur le Tour de France, c’est au tour de la chef de file de l’équipe féminine olympique espagnole, Maria Isabel Moreno, d’être contrôlée positive à l’EPO.

Une spécialité espagnole depuis la célèbre affaire Puerto qui a éclaboussé l’ensemble du cyclisme international, mais a été classée…
«sans suite» par la justice ibérique.

Médaille d’or, donc, pour l’Espagne, alors que les fédérations bulgares, chinoises et russes, très suspectées, ont semble-t-il fait le ménage, suspendant plusieurs de leurs athlètes médaillables avant l’ouverture des JO.

Le CIO mène durant ces Jeux plus de 4.550 contrôles (dont 1.300 précompétition), soit un quart de plus qu’à Athènes et surtout 90 % de plus qu’à Sydney.

Environ 650 de ces test comprendront la recherche d’EPO (dans l’urine) et près d’un millier seront des tests sanguins dont 400 incluront la recherche d’hormone de croissance (hGH).

L’ancien ministre des Sports français, Jean-François Lamour, estime qu’il y a eu pas mal d’avancées grâce à l’Agence mondiale atidopage (AMA), dont il a occupé le poste de vice-présidence et a brigué, sans succès, la présidence.

« La prochaine étape c’est très clairement le passeport sanguin. » Ajoutant : « Le vrai problème, c’est de savoir qui veut payer, qui va payer. Les Etats comme le mouvement sportif sont très réticents à augmenter leur contribution. Les dirigeants de l’AMA ont montré qu’au-delà d’une augmentation classique de 3 à 4 %, l’effort nécessaire de dépasser très largement les 30 millions de dollars de budget – on est aujourd’hui à 22-23 millions – est loin d’être atteint. »

Cela pose deux problèmes : la mise en place de réels contrôles inopinés et la recherche.

En gros, il y a un marché du contrôle antidopage de près de 10.000 contrôles en France, et beaucoup plus aux Etats-Unis.

En sachant qu’un contrôle coûte entre 300 et 500 euros, on comprend qu’il y ait de véritables appels d’offres, et que ceux qui remportent ces marchés sont des laboratoires spécialisés, à l’opposé de celui de Châtenay-Malabry qui dans ces coûts intègre la recherche-développement.

Fanch