Greenpeace dénonce à nouveau les ravages des déchets électroniques envoyés par l’Europe et les Etats-Unis dans les pays en voie de développement.
L’organisation de défense de l’environnement tire la sonnette d’alarme, après avoir découvert plusieurs décharges au Ghana, pays situé en Afrique de l’ouest, toutes contaminées par des produits toxiques émanant du désassemblage d’ordinateurs, de téléviseurs ou de toutes sortes d’appareils électroniques.
Jusqu’à présent, la Chine et l’Inde étaient les deux pays recensés comme principale destination pour ces déchets.
L’aluminium et le cuivre sont revendus deux dollars les cinq kilos.
«La plupart des produits chimiques diffusés sont hautement toxiques, certains pourraient affecter le système reproducteur des enfants, tandis que d’autres peuvent avoir des conséquences sur le développement du cerveau et sur le système nerveux», explique le docteur Kevin Bridgen, membre de Greenpeace.
Ces déchets proviennent des Etats-Unis et d’Europe.
Pourtant, la directive européenne DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) impose aux fabricants et aux collectivités locales de récupérer les produits dont les consommateurs souhaitent se débarrasser, afin qu’ils soient recyclés.
Il existe une échappatoire à cette obligation, dont semble abuser certains : les produits électroniques sont expédiés en Afrique pour être revendus ou réutilisés comme produits de seconde main.
Mais comme l’explique l’un des responsables ghanéens dans le reportage, lorsque les ordinateurs ou les téléviseurs arrivent sur place, la plupart du temps ils ne fonctionnent plus.
Greenpeace demande encore une fois aux fabricants d’éliminer les produits toxiques de leurs produits, et surtout de mettre en place une politique efficace pour recycler les déchets.
Ses responsables montrent du doigt les sociétés Philips et Sharp, «qui refusent d’admettre qu’elles sont responsables du recyclage de leurs vieux produits».
Fanch
