Le maintien du niveau de vie des veuves sera mieux assuré

Outre l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse d’ici à 2012, Nicolas Sarkozy s’est engagé à relever de 54 % à 60 % le taux des pensions de réversion des veufs et veuves, au titre de l’amélioration des  » petites retraites « .

Des simulations réalisées par l’Insee pour le compte du Conseil d’orientation des retraites (COR) montrent que ce geste va contribuer, à l’avenir, à  » mieux assurer le maintien du niveau de vie des veuves  » suite au décès de leur conjoint.

L’autre explication est liée au fait que les veuves ayant peu de droits propres à la retraite seront beaucoup moins nombreuses parmi les générations nées après 1945 que parmi les générations actuelles de retraités.

Au total, le niveau de vie des veuves nées entre 1945 et 1968 s’élèverait même en moyenne de 3 % suite au décès de leur mari (en niveau de revenu par unité de consommation), alors que celles qui ont connu le veuvage entre 1996 et 2001 ont vu leur niveau de vie baisser de 3 % à 9 %.

Du côté des veufs, les études de l’Insee  » mettent en évidence une élévation moyenne de 15 % du niveau de vie suite au décès « .

Derrière ces moyennes se cachent néanmoins de fortes disparités : l’étude prospective indique qu’à l’avenir un quart des veuves verront leur niveau de vie chuter de plus de 5 %, en dépit de la hausse du taux de réversion.

Le COR doit aussi examiner, aujourd’hui, un bilan établi par l’assurance-vieillesse de la réforme des pensions de réversion figurant dans la loi Fillon de 2003.

La condition d’âge pour avoir accès à une pension de réversion a été abaissée de 55 ans en 2005 à 51 ans aujourd’hui, la condition de non-remariage a été supprimée et un nouveau mode de calcul a été introduit sur les conditions de cumul entre droits propres et droits dérivés.

Tout cela a conduit à accroître de 23 % le flux annuel de nouveaux bénéficiaires de la réversion, à 180.000 par an aujourd’hui.

Le montant moyen des pensions est, lui, resté relativement stable (255 euros par mois en 2005, 263 euros en 2007).

Le coût atteint 8,2 milliards d’euros en 2007 contre 7,1 milliards en 2004, soit une hausse de 4 % à 5 % par an dont les deux tiers sont liés à l’effet volume.

Fanch