Un agent de La Poste grièvement blessé par l’explosion dans la nuit de mardi à mercredi de l’engin qu’il manipulait est peut-être l’auteur d’attentats contre des radars automatiques en Ile-de-France, apprend-on auprès de sources policières.
L’homme d’une trentaine d’années a eu les mains arrachées par l’explosion, qui s’est produite vers minuit dans l’appartement qu’il occupe dans un immeuble de La Poste, où résident d’autres postiers, à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.
Il se trouvait à l’hôpital en fin de matinée dans « un état critique », selon une source judiciaire.
Il est dans le coma, selon une source policière.
Il a eu le temps de dire aux secours, avant d’être hospitalisé, qu’il faisait partie d’un « front anti-radars », a-t-on précisé de mêmes sources.
Selon une source policière, les enquêteurs ont trouvé dans l’appartement du matériel permettant de fabriquer des engins explosifs du même type que ceux qui ont été utilisés depuis un an contre une douzaine de radars automatiques dans l’Oise, le Val d’Oise et les Yvelines.
Certains de ces attentats ont été revendiqués par une mystérieuse « Fraction nationaliste armée révolutionnaire » (FNAR), qui a adressé deux courriers au ministère de l’Intérieur en septembre et octobre et un autre en mars à l’hebdomadaire Paris Match.
Dans ces courriers, la FNAR réclamait quatre millions d’euros, l’expulsion de tous les sans papiers, la suppression des radars automatiques et une baisse des impôts.
Des témoins l’ont vu, menotté et visage masqué, emmené par des policiers de la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire, qui avaient également saisi un ordinateur.
Après l’explosion, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l’immeuble qui a été évacué.
Fanch
