La vingt-septième région sera plus qu’un territoire virtuel.
«Ce sera un observatoire et un laboratoire» annonce Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine.
«Il s’agira d’un laboratoire des nouvelles politiques publiques à l’âge numérique, et non pas une politique des TIC» précise Christian Paul, président de la commission TIC de l’ARF, l’association des régions de France.
Ce 14 mai, lors d’une conférence de presse à Paris, l’association a donc présenté ce projet qui repose sur une idée lancée dans le livre «Le défi numérique des territoires, réinventer l’action publique», paru en mars 2007.
L’ouvrage prônait un rôle accru des institutions territoriales dans la politique numérique, ainsi qu’une coopération plus approfondie entre les régions.
Six défis majeurs «Avec la vingt-septième région, nous allons pouvoir partager plus d’idées», a souligné Jean-Paul Bachy président du Conseil régional de Champagne Ardennes, présent lors de la conférence aux cotés de ses homologues de Bourgogne, d’Auvergne, d’Alsace, et des pays de Loire.
Aujourd’hui, l’ARF propose à ses adhérentes de s’engager dans des projets concrets qui répondent aux défis auxquels sont confrontées les régions.
Les autres collectivités, comme les départements ou les villes, sont également invitées.
Enfin, la Fing, la fondation internet nouvelle génération, joue le rôle de «partenaire matière grise».
Mieux, la vingt septième région regarde au-delà des frontières, pour s’adresser aux autres régions européennes, et, même, jusqu’à l’Union Européenne.
Ce nouvel outil collaboratif pourra notamment être exploité pour participer plus efficacement aux appels à projet européens, où les collectivités territoriales françaises sont pour l’instant plutôt absentes.
Leur coût, estimé à hauteur de 150 à 200 000 euros environ, sera pris en charge par les participants.
Deux ou trois initiatives devraient être lancées dans les mois qui viennent.
Fanch
