Le trio infernal a eu raison de l’initiative d’introduire plus de concurrence dans le marché de la téléphonie mobile

Le gouvernement avait réfléchi à différentes pistes concernant l’entrée d’un quatrième acteur dans la téléphonie mobile.

Un haut responsable gouvernemental aurait déclaré à Dow Jones Newswires que le gouvernement serait en train d’envisager l’abandon de l’attribution de la quatrième licence mobile.

Ce revirement de situation a de quoi alimenter quelques questions.

Depuis plusieurs mois, cette quatrième licence mobile faisait l’objet de débats.

Les rapports demandés par le gouvernement (celui de Begbeider ou de Châtel) militaient ouvertement pour l’ouverture du marché du mobile à une quatrième licence.

Cela aurait pour but de dynamiser un marché dominé à plus de 95 % par trois acteurs qui, de surcroît, on été condamnés pour entente illicite sur les prix.

Le gouvernement cherchait donc des pistes pour faciliter le paiement de la licence au nouvel entrant pendant qu’Orange, SFR et Bouygues menaçaient d’actions en justice si de telles mesures étaient accordées pour cette licence.

Il faut donc croire que le trio infernal a eu raison de l’initiative d’introduire plus de concurrence dans le marché de la téléphonie mobile.

Il signale également que «la seule entreprise qui a fait une offre lors de la première enchère ne peut pas se la payer».

On se demande donc comment ce responsable peut arriver à de telles affirmations en toute bonne foi.

De plus, l’octroi d’une nouvelle licence 3G rapporterait une belle somme à l’Etat.

En effet, les dispositions européennes permettent que les sommes perçues pour l’attribution soient directement réinjectées dans les comptes du pays.

Le gouvernement aurait ainsi pu profiter des centaines de millions d’euros de cette licence pour alléger son déficit.

Alors que le paysage mobile français pouvait espérer un regain de vivacité, que l’Etat en aurait profiter pour améliorer ses finances, le parc mobile semble trop bien gardé par ses trois opérateurs.

Fanch