Brice Hortefeux, Denis Olivennes, Google ou bien encore le ministère de l’Education nationale figurent au palmarès 2007 des très sérieux Big Brother Awards

Brice Hortefeux, Denis Olivennes, Google ou bien encore le ministère de l’Education nationale figurent au palmarès 2007 des très sérieux Big Brother Awards.

L’objectif est, selon les organisateurs, de saluer «les institutions, les sociétés ou les personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus».

Comme à Cannes ou à Hollywood, les nominés aux Orwell sont classés par catégories, dont l’une des plus prisées est assurément celle concernant l’État et les élus.

Par l’intermédiaire de Denis Olivennes, futur ex-PDG de la Fnac, «accusé de promouvoir la surveillance des internautes» dans un rapport officiel rendu à l’automne dernier.

Des prises de position qui lui valent de figurer sur la troisième marche du podium dans la catégorie «Orwell Entreprises».

Internet étant un outil plein de ressources, MM. Ghenassia et Cazenave, respectivement directeur de la sécurité et procureur du Var, avaient décidé d’en faire bon usage en mettant en place «une messagerie appelant à la délation», selon les BBA (elle n’a finalement pas vu le jour).

Ils ne repartent pas bredouille et se sont vu décernés une très méritant accessit dans la catégorie « Orwell Novlang ».

A côté, les sorties sur la vidéosurveillance, qualifiée de «vidéotranquillité» par de Philippe Goujon, nouveau député-maire du XVe arrondissement de Paris, font presque pâle figure.

Google arrive devant le fichier « Base Elèves » du ministère de l’Education nationale, qui vise à placer sous surveillance « l’ensemble des enfants de France ».

Fanch