Les industriels du pétrole prédisent une augmentation des prix de l’essence dans les mois à venir

Les industriels du pétrole ont semé le trouble, hier, en prédisant une augmentation des prix de l’essence dans les mois à venir.

La faute à une taxe antipollution à payer à l’État qu’ils répercuteront aux automobilistes.

QU’ON SE LE DISE : ce ne sera pas de leur faute.

Si les prix à la pompe des carburants augmentent encore en 2008, c’est à cause d’une taxe «antipollution» imposée si les pétroliers ne remplissent pas cette année leurs objectifs en matière de biocarburants.

Hier, le président et le délégué général de l’Ufip, l’Union française des industries pétrolières, ont annoncé que ces objectifs ne seraient pas tenus et que la taxe serait répercutée sur le consommateur.

En 2005, le gouvernement a fixé aux pétroliers une obligation d’introduire des biocarburants dans le gazole et les supercarburants à hauteur de 3,5 % en 2007 puis 5,75 % en 2008.

Cet objectif est en contradiction avec les spécifications européennes qui fixent le maximum admissible de teneur en biocarburant à 5 %.

Faute de remplir l’objectif, les pétroliers paieront la taxe générale sur les activités polluantes, fixée à 500 millions d’euros par pourcentage de biocarburant non incorporé.

Au ministère de l’écologie on sourit.

Mais on peut utiliser des dérivés d’éthanol, mélangeables jusqu’à 15 %.

La France est le pays où l’on vend le plus de véhicules diesels neufs : 7 sur 10 contre 1 sur 2 en Europe.

L’Ufip, qui s’attend à un accroissement de cette spécificité française depuis l’arrivée de l’éco-pastille, craint que cette évolution ne crée «des tensions sur les marchés» déjà confrontés à la hausse de la demande des pays émergents (Chine, Inde…).

Fanch