Première Nuit solidaire pour le logement, demain.
Une opération pour permettre à chacun de rencontrer des sans-abri et d’exiger du gouvernement des aides.
L’acteur-réalisateur, Mathieu Kassovitz, 40 ans, est l’un des parrains de la première Nuit solidaire pour le logement pilotée demain place de la République à Paris par une trentaine d’organisations d’aide aux plus démunis qui demandent au gouvernement de revoir sa politique en faveur des privés-de-toit.
IL OFFRE sa notoriété aux SDF pour sensibiliser les Français à leurs misères.
Il y en a un qui est décédé, en fauteuil roulant, par – 10°C.
Il m’est arrivé d’en loger dans ma maison quand celle-ci était en travaux.
Je ne suis pas un Bon Samaritain qui les fait dormir dans mon lit!
Récemment, j’ai hébergé chez moi un couple de travailleurs gagnant 2 500 € et leurs deux enfants qui étaient à l’hôtel depuis deux ans, à quatre dans la même chambre de 10 m2 pour 1 500 € par mois.
Le respect est la base de tout.
Donner une pièce sans un regard, c’est toucher à la dignité des sans-abri.
Le réalisateur de La Haine s’engage pour les sans-abris et appelle à la mobilisation jeudi 21 février, place de la République, pour la Nuit Solidaire organisée par 28 associations dont les Enfants de Don Quichotte, Emmaüs, la Croix Rouge, la Fnars et bien d’autres…
Il ne faut pas avoir peur d’aller vers eux.
Ce sont des gens vrais, intelligents, qui donnent des leçons de vie.
Dans ma famille, il y aurait des gens SDF si je ne les aidais pas.
Il faut que le gouvernement montre la voie.
Les textes votés, en particulier celui sur le droit au logement opposable, ne sont pas appliqués.
On a un nouveau président de la République volontariste qui a fait de très belles promesses.
« Mais si Nicolas Sarkozy ne protège pas ses citoyens, ce n’est pas un président ».
Avec les Don Quichotte, on n’est pas une bande de gauchistes.
Cela permettrait au grand public de comprendre qui sont les SDF, comment ils font, par exemple, pour avoir une chemise propre.
C’est sur le même principe finalement que mon film «la Haine» dont le seul intérêt était de montrer à ceux qui ne vivent pas dans les cités qui sont les jeunes de banlieue.
Fanch
