Le Mo1, téléphone mobile pour enfant, crée une tempête dans le Landerneau de la téléphonie

Dans le débat concernant la nocivité des fréquences radio dans le cadre de l’usage du téléphone mobile, le gouvernement a l’art de concilier le « principe de précaution » et le « service minimum ».

Dans une communication en date du 2 janvier 2008, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports exprime une certaine retenue vis-à-vis de nouveaux modèles d’appareils de téléphonie mobile, dont certains destinés aux enfants.

« Aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants », souligne le ministère de la Santé.

Tout en précisant aussitôt que plusieurs études scientifiques parues récemment « mettent en évidence la possibilité d’un risque d’effet sanitaire lié aux téléphones mobiles après une utilisation intense et de longue durée ».

Interrogée sur le sujet, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a déclaré qu’elle n’a « pas jugé utile de supprimer ce type de téléphones portables » tout en veillant à s’assurer que les parents « soient complètement informés en vertu du principe de précaution ».

Autre initiative prise dans la foulée : l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) doit réaliser « une mise à jour de son expertise » sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d’exposition que d’impact sanitaire.

Fanch