Les véhicules neufs sont truffés d’électronique embarquée.
Certains systèmes, comme l’ABS ou les régulateurs de vitesse, ont été mis en cause ces dernières années dans des accidents de la route.
Selon la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC), le danger ne vient pas tant des équipements eux-mêmes que du comportement de leurs utilisateurs.
Etude à l’appui, la CSC rapporte que ces équipements peuvent stresser les conducteurs, relâcher leur attention et provoquer des réflexes inappropriés par méconnaissance de leur fonctionnement.
Ils ne savaient pas non plus qu’un correcteur de trajectoire (ESP) doit être déconnecté lorsque la route est boueuse ou enneigée.
De même, le point de résistance ressenti sur l’accélérateur lorsqu’un régulateur de vitesse se désenclenche peut dérouter les conducteurs.
Or, «l’automobiliste ne doit pas relâcher sa pression sur la pédale, mais, au contraire, l’accentuer pour reprendre le contrôle de la vitesse du véhicule», indique la CSC dans son rapport, qui contient d’autres conseils d’utilisation.
Les conducteurs étudiés ont utilisé cinq systèmes électroniques aujourd’hui répandus (GPS, frein de parking automatique, radar de recul, freinage ABS, limitateur et régulateur de vitesse).
La CSC ne nie pas le fait que les équipements électroniques améliorent globalement la sécurité routière : selon une étude hollandaise, même le GPS réduirait le nombre d’accidents en réduisant les temps de trajet.
D’autres conseils d’utilisation contenus dans le rapport de la CSC.
Fanch
