Baisse significative du nombre de grévistes à la SNCF

Le nombre de grévistes dans les chemins de fer français a significativement diminué jeudi, au deuxième jour d’un mouvement contre la réforme sur les régimes spéciaux de retraite, a indiqué la CGT, syndicat majoritaire chez les cheminots, et la présidence française.

La grève était suivie jeudi par 46 % des salariés de la SNCF, contre 64 % la veille, a affirmé à l’AFP Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

Selon le porte-parole de l’Élysée, David Martinon, elle était suivie par 42,8 % des salariés contre 61,5 % la veille.

Les transports français continuaient néanmoins de connaître de fortes perturbations jeudi, notamment en région parisienne alors que les syndicats doivent se prononcer sur le délai d’un mois accordé mercredi soir par le gouvernement pour négocier.

Le trafic SNCF était toujours perturbé, mais avec quelques améliorations par rapport à la veille.

Quelque 150 TGV doivent circuler dans la journée sur 700 en temps normal, une cinquantaine de Corail sur 300, un TER sur trois, avec le renfort de 2.000 cars de substitution en régions.

À la RATP, on comptait au petit matin 1 métro sur 3 ou 4 sur une majorité de lignes, environ 30 % de bus et de tramways et le trafic était quasi nul sur le RER A et nul sur le B.Dans l’énergie, après des actions spectaculaires mercredi à EDF et GDF, seul FO et la CGT poursuivent le mouvement.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand, à l’issue de nouvelles rencontres avec les syndicats, leur a accordé mercredi soir « un mois » pour trouver avec les entreprises concernées une issue au conflit, acceptant la participation de représentants de l’État aux négociations.

Le ministre exige « le respect des principes d’harmonisation », notamment des durées de cotisation à 40 ans, précise sa « lettre de proposition de méthode ».

Mais pour le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, « tout doit être sur la table », sans condition « préalable ».

Mercredi soir, le président Nicolas Sarkozy a estimé, via son porte-parole, que le conflit devait « s’arrêter le plus vite possible », car « les conditions sont réunies » pour « des négociations d’entreprises et de branches ».

À la RATP, où quatre syndicats (CGT, Sud, Unsa et FO) appellent toujours à une grève reconductible, la direction est prête à « reprendre les discussions » dès jeudi matin.

Fanch