L’Arche de Zoé aurait menti sur ses objectifs

L’affaire.

Les membres de l’association L’Arche de Zoé, inculpés au Tchad pour enlèvement, auraient menti aux autorités locales en cachant qu’ils voulaient évacuer des enfants vers la France, selon un document publié vendredi dans Le Parisien.

Ce document à en-tête de « Children Rescue », nom adopté par l’association au Tchad, est un « ordre de mission » non daté, signé par le président de l’association Eric Breteau et qui précise à l’intention des autorités tchadiennes la nature de l’opération entreprise.

Le ministère des Affaires étrangères admet avoir été informé dès l’été du projet d’évacuation et a déclaré avoir informé en juillet le parquet de Paris qui a ouvert une enquête préliminaire de police.

On ignore pourquoi cette enquête n’a pas permis de stopper le projet de L’Arche de Zoé puisque son fondement juridique, « exercice illégal de la profession d’intermédiaire en vue de l’adoption », permettait a priori d’agir.

Le président tchadien Idriss Déby a dit espérer jeudi la libération prochaine des journalistes français et des hôtesses de l’air espagnoles arrêtés avec les membres de l’ONG française.

Le journal régional l’indépendant publie vendredi un entretien avec une personne anonyme qui dit vouloir porter plainte car l’association lui aurait pris de l’argent après avoir promis une adoption.

Cette personne raconte une rencontre le 8 septembre à Valence avec les dirigeants de l’association.

« Ça faisait grand-messe, le public se levait quand Breteau prenait la parole et applaudissait.

Breteau parlait de ‘notre grand vaisseau qui allait bientôt s’éloigner vers des contrées lointaines' », dit-elle.

Un courriel envoyé le 15 octobre aux familles candidates à l’adoption par l’arche de Zoé aurait demandé de garder le secret sur la procédure, selon ce témoin.

Fanch