30 % des recherches sur Internet ont pour objet une personne.
Espérant surpasser Google, plusieurs start-ups cherchent à investir le marché de la recherche de personnes et se spécialisent déjà : ZoomInfo recherche des contacts professionnels, UpScoop se concentre sur votre carnet d’adresses pendant que ProfileLinker, Streakr et Wink écument les réseaux sociaux.
Actuellement en phase de test privé, Spock promet d’être en ligne dans les prochaines semaines avec 100 millions de profils d’individus.
Spock.com fait la Une de bien des sites, et non sans raison.
Spock, en version bêta fermée, se veut être un moteur spécialisé sur la recherche de personnes, ce qui sous-entend un rassemblement de données plus ou moins privées à l’échelle mondiale.
Une entreprise surprenante, alors que Google, Microsoft ou encore AOL ont maintes fois été pointés du doigt pour avoir retenu des données privées.
Piochées sur votre blog, votre MySpace, Facebook, ou même Wikipédia, ces données ne vous concerneront pas personnellement si vous avez de tout temps utilisé un voire plusieurs pseudonymes, et si vous avez su rester discret.
Sorte d’annuaire mondial, fusion d’un Viadeo, d’un Copains d’avant et d’un moteur de recherche d’informations personnelles (travail, courant politique, etc.) tirées de réseaux sociaux, Wink et certainement Spock n’ont en fin de compte rien d’extraordinaire.
Une recherche sur Google propose généralement des résultats similaires, la fiche et les filtres en moins.
À l’instar de Wikipédia, le réel problème ne sera peut-être pas celui de la liberté et de la rétention de données, mais de la véracité des informations disponibles.
Même si Wink et Spock annoncent faire attention, mieux vaudra faire preuve de vigilance.
Il est aussi possible que certaines personnes se créent elles-mêmes de fausses identités…
Fanch
