Après avoir cordialement invité le FBI à investiguer le monde virtuel de Second Life, l’éditeur Linden Lab a déclaré mercredi dernier devoir fermer toutes les activités de jeu de hasard impliquant de l’argent.
Cette activité était jusqu’ici passée entre les filets de l’interdiction américaine des jeux d’argent en ligne, et de nombreux entrepreneurs s’étaient alors installé dans le monde virtuel de Second Life pour ouvrir leur casino.
Ces derniers sont d’ailleurs devenus de plus en plus importants pour l’économie du jeu, et surtout pour celle de Liden Lab, qui touchait alors de nombreux droits sur l’activité ainsi que les loyers des terres virtuelles louées pour l’occasion.
Le site InformationWeek prend pour exemple le cas d’Anthony Smith, un anglais de 34 ans qui pense que Liden Labs n’a pas été totalement honnête avec lui, alors que la loi américaine interdisant les jeux d’argents en ligne est en vigueur depuis le mois d’octobre 2006.
Casino World, une enseigne plutôt révélatrice de son activité : «Si cette loi est en vigueur depuis octobre 2006, je pense que Linden Lab a pris mon argent à tort» conclut-il.
Tout ceci en février dernier, alors que la loi américaine contre les jeux d’argent en ligne était en vigueur depuis plusieurs mois.
Smith affirme de plus qu’il a travaillé 12 à 14 heures par jour pour faire tourner son commerce Casino World, en réinvestissant la totalité de ses revenus pour développer son activité.
Selon lui, le gouvernement américain ne peut contrôler ni taxer le jeu en ligne dans Second Life, et les casinos réels ne veulent pas de cette nouvelle concurrence.
La mise à mort serait donc très logique.
De son côté, il critique vivement la mise en oeuvre des nouvelles politiques de Liden Lab dans Second Life, trop brutale et injuste, selon lui.
N’importe quelle entreprise qui traiterait ses clients de cette manière ne durerait pas longtemps.
Des pratiques trop explicites et extrêmes qui obligent à revoir constamment la politique d’âge et d’accès en fonction des différentes législations internationales.
Fanch
