Les 118 sont un vrai fiasco selon Que Choisir

Les prix des principaux services de renseignements sont à ce jour plus élevés que l’historique 12, remisé au placard sur l’hôtel de la concurrence, avec de plus une forte tendance aux augmentations ces derniers temps.

L’ouverture à la concurrence des services de renseignements téléphoniques, mise en place depuis fin 2005 afin d’aligner le format des numéros de tous les acteurs du marché au travers de numéros à 6 chiffres commençant par 118, est «un vrai fiasco» selon l’UFC-Que Choisir.

L’association de défense des consommateurs a mené un test sur les principaux numéros du marché (118 000, 118 218, 118 712 et 118 008 qui couvrent plus de 90 % du marché) avec 365 appels passés depuis un fixe et un mobile (orange, BT et SFR).

Le test mené par l’UFC-Que Choisir sur les numéros de renseignements téléphoniques 118 est disponible sur le site de l’association, Quechoisir.org.

Le test rendu public aujourd’hui démontre que le consommateur est le grand perdant de l’arrivée des 118 et de la disparition du 12.

Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro contre 0,90 euro pour le 12 (devenu 118 711), soit une augmentation de 25 % pour une qualité de service similaire.

Depuis un mobile, le prix d’un renseignement est compris entre 1,54 euro et 2,15 euros car, au tarif du 118 déjà plus cher que depuis un fixe, s’ajoute le prix d’une communication mobile au prix fort, parfois hors forfait et avec des paliers de facturation (1ère minute indivisible puis paliers de 30 secondes) comme chez Bouygues Télécom.

Le prix total du service est la somme d’une partie fixe à laquelle s’ajoute un prix au temps de communication (avec parfois une minute indivisible), auquel s’ajoute une surtaxe calculée aussi au temps qui peut-être soit dans, soit hors forfaits lorsque l’appel provient d’un mobile.

Ainsi, les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service.

A l’opacité des prix la plus totale sur le service de base, les opérateurs 118 ajoutent des pièges tarifaires absolument invisibles sur les services associés.

La mise en relation est systématiquement gratuite mais la communication qui suit est surtaxée à 0.11, 0.22, ou 0.34 euro/minute selon l’opérateur.

Ainsi, pour un consommateur abonné à SFR qui appelle le 118 000 puis accepte la mise en relation et téléphone 5 minutes, il lui en coûtera : le prix du service de renseignement et le prix de la communication mobile soit 2,15 euros puis après la mise en relation la surtaxe du 118 sur toute la durée de l’appel ainsi que le prix de la communication mobile sur cet appel, soit 3.97 euros pour un total de 6.15 euros et donc un prix/minute de 1.04 euro!!

Alors que tous les opérateurs avaient promis de modérer et de stabiliser leurs prix, tous, en catimini, font supporter aux consommateurs des hausses de prix à répétition.

Le 118 218 a augmenté ses prix depuis un mobile SFR une première fois le 21/09/2006, puis une seconde fois le 30/04/2007 et depuis les mobiles Orange et Bouygues Télécom aussi à deux reprises.

Le 15/02/2007, le prix depuis un fixe est passé de 1,12 euro l’appel à 1,12 euro + 0.225 euro/min et les 20 minutes de communication comprises après la mise en relation ont été supprimées.

L’UFC-Que Choisir demande à l’Autorité de Régulation (ARCEP) de faire le ménage et en attendant appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c’est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l’ombre des campagnes publicitaires.

Fanch