Pas de licence 3G au rabais pour Free

Free a beau insister, il sera très difficile pour le fournisseur Internet de devenir le quatrième opérateur UMTS (Universal Mobile Telecommunications System).

Le Conseil d’Etat a en effet rejetté mercredi la requête du fournisseur qui souhaitait un nouvel appel d’offres pour l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie mobile 3G.

Les trois opérateurs historiques Orange, SFR et Bouygues Télécom ont quant à eux dores et déjà déboursé la somme demandée.

Avant les élections, Michaël Boukoboza, directeur général du fournisseur, déclarait: « il n’y a pas de volonté politique en France de permettre l’émergence d’un nouvel opérateur mobile, faire baisser les prix et donner une nouvelle dynamique au marché ».

François Loos, alors ministre délégué à l’industrie, avait retorqué dans Les Echos: « le montant et les conditions de paiement des licences UMTS sont clairement définis par la loi.

Il n’y a pas d’éléments économiques nouveaux qui justifieraient de les modifier […] Qu’un candidat soit en mesure de payer cette licence garantit qu’il sera ensuite capable de financer le reste du projet ».

L’intéressé espérait toutefois tirer profit de l’issue des présidentielles : « l’appel d’offres se termine le 26 juillet, ce qui laisse au futur gouvernement le temps de faire évoluer les conditions d’attribution de cette licence. ».

Il semble que son appel n’a toujours pas été entendu.

Pourtant, l’action du fournisseur est soutenu par les associations de consommateurs.

Si le gouvernement accepte de reconsidérer son appel d’offres, Free devra alors rattraper un retard considérable sur ces concurrents en matière d’investissement dans cette technologie qui de surcroît n’est pas facile à rentabiliser.

Fanch