Le système anticopie AACS (Advanced Access Content System) utilisé par les deux formats de DVD de nouvelle génération rivaux, Blu-ray et HD DVD, était mis à mal par un certain Muslix64.
Pour couper l’herbe sous le pied des pirates, le Blu-ray Disc Group a décidé d’ajouter une nouvelle couche de protection aux films qui sortiront dans ce format, appellée BD+.
BD+ Technologies LLC (société qui commercialise la protection BD+ pour le compte de la Blu-ray Alliance) vient d’en rendre publiques les spécifications pour les studios et les éditeurs de disques.
A la première insertion d’un disque Blu-ray BD+, il suffit de mettre à jour le lecteur avec la télécommande pour l’activer.
Avec l’arrivée des films BD+, cette protection devraient être activée de façon standard sur les prochains modèles.
Le BD+ est un système de cryptage-décryptage qui se verra confier deux missions principales.
La première : crypter les données audio et vidéo du disque, puis les décoder à la volée pour le lecteur.
Par rapport à une simple méthode de cryptage, le BD+ impose donc une difficulté supplémentaire aux pirates qui voudraient casser cette protection.
Le cas échéant, il peut même imprimer un filigrane (un morceau de code) sur la vidéo en cours de lecture pour l’identifier par la suite au cas où celle-ci serait copiée (enregistrement en streaming par exemple sur un PC) et diffusée illégalement.
La deuxième fonction du BD+ sera de s’assurer que le lecteur qui tente d’accéder au disque n’a pas été modifié pour permettre la copie ou l’utilisation de Blu-ray copiés.
Si tel est le cas, la lecture s’interrompt immédiatement, sans endommager ni le lecteur ni le disque.
Il faudra en effet, trouver les clés permettant de décoder les vidéos et l’audio, mais également pouvoir reproduire les séquences de décodage réalisées par la machine virtuelle.
Fanch
