Les voitures « vertueuses » qui, soucieuses du climat, émettent moins de CO2, sont en train de conquérir les automobilistes français.
Selon l’Ademe (l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie), 47% des véhicules vendus l’an passé appartiennent aux classes auto dites « vertes » – étiquettes A, B et C – émettant moins de 140 grammes de CO2 au kilomètre.
A l’inverse, les voitures « énergivores » des classes « rouges » E, F et G (161 à plus de 250 grCO2/km) ne représentent plus qu’un quart du marché, en baisse de 7 points en cinq ans.
Autre signe que le marché automobile se préoccupe désormais d’environnement, les ventes des véhicules hybrides de type Prius continuent de progresser: plus de 6.400 ont été vendues en 2006, soit 50% de plus qu’en 2005, malgré les listes d’attente.
Sur le marché hexagonal, les constructeurs français obtiennent les meilleurs résultats en termes d’émissions de véhicules neufs vendus l’an passés, PSA en tête avec une moyenne de 140 grCO2/km (- 5 grammes en un an), suivi par Renault.
Globalement, la moyenne européenne des émissions de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre, s’établit à 160 gr/km (moins 25 gr/km en dix ans).
« Les constructeurs ont réussi à progresser sur deux points, la pollution globale (celle qui affecte le climat) et la pollution locale (qui altère l’air).
On atteint aujourd’hui de tels niveaux qu’il sera difficile, et surtout plus coûteux de gagner encore », estime la présidente de l’Ademe Michèle Pappalardo.
Malgré les progrès technologiques, les transports représentent toujours 27% du total des émissions de gaz à effet de serre en France et leurs rejets ont augmenté de 23% depuis 1990.
Fanch
