Jacques Chirac bientôt devant ses juges ?

Le président de la République Jacques Chirac, dont le nom est cité dans plusieurs affaires judiciaires, s’apprête à quitter ses fonctions et pourra donc bientôt être à nouveau entendu ou convoqué par des magistrats.

« Les instances et procédures (…) peuvent être reprises ou engagées contre lui à l’expiration d’un délai d’un mois suivant la cessation des fonctions », dit article 67 de la Constitution.

Un mois après avoir franchi le porche du Palais de l’Elysée pour la dernière fois, c’est-à-dire au plus tard le 16 juin, Jacques Chirac redeviendra donc pénalement un citoyen ordinaire, perdant l’immunité qui est conférée au chef de l’Etat.

L’affaire la plus menaçante pour lui pourrait être celle des emplois fictifs du RPR payés par la mairie de Paris.

Instruit à Nanterre, ce dossier a fait l’objet d’une disjonction pour les faits concernant le président.

En 2004, le reste du dossier s’était soldé notamment par la condamnation d’Alain Juppé.

Le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, ancien juge d’instruction financier, qui a pris ses fonctions le 25 avril, aura également son mot à dire par le biais de ses réquisitions.

Fanch