Un aveu public dans un procès stalinien?
Quel ressort secret a pu pousser l’ancien secrétaire national du PS en charge des questions économiques à se livrer à un tel exercice devant un parterre de militants de l’UMP?
« Il y a quatre mois à peine, je participais au début d’une entreprise délibérément conçue de diabolisation du favori de l’élection présidentielle », a-t-il lancé dans un silence interloqué, quelques minutes avant l’entrée en scène de Nicolas Sarkozy.
Invité par le candidat UMP pour illustrer le ralliement, le député de la Drôme n’aura illustré que le reniement.
Son aveu ? « Dès l’automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d’entre nous que si la confrontation portait sur (…) les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n’avait guère de chance de l’emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu’il fasse peur. Dans cette entreprise, j’ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d’avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan. »
M. Besson avait notamment qualifié M. Sarkozy de « néoconservateur américain à passeport français ».
La voix un peu monocorde, sans chercher d’effet de tribune, et peut-être à regret, il coupe les ponts sans espoir de retour : « Ta victoire « parce que dans treize jours, j’en suis persuadé, tu seras victorieux» ne sera pas seulement ta victoire (…), mais sera surtout la victoire de tous les Français qui ont besoin de retrouver l’espoir.
Fanch
