L’Elysée et l’entourage de Nicolas Sarkozy jugent sans fondement les informations du Canard enchaîné qui écrit que le candidat de l’UMP aurait promis, s’il est élu, de mettre en oeuvre une amnistie déguisée en faveur du chef de l’Etat.
« Ces allégations, qui sont strictement sans fondement, n’appellent de notre part aucun commentaire », a-t-on déclaré dans l’entourage du président de la République.
Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, à déclaré à Reuters : « Tout cela, je ne sais pas d’où ça vient.
Le Canard enchaîné, dans son édition datée du 11 avril, affirme que « Sarko a promis à Chirac de passer au karcher ses dossiers judiciaires ».
Le dispositif consisterait à faire passer un article dans le projet de loi destiné à renforcer la délinquance que le candidat de l’UMP s’est engagé, s’il est élu, à faire voter dès le mois de juillet, précise l’hebdomadaire satirique.
« Le vote d’une amnistie spécifique aux affaires financières, jugé politiquement trop risqué, a été écarté.
Cette information avait déjà été évoquée par Le Figaro, faisant état de discussions entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac à ce sujet, ajoute-t-il.
Selon le Canard enchaîné, certains conseillers du président de l’UMP confirment que ce projet « d’amnistie rampante » a été bien étudié et un familier du chef de l’Etat a donné les détails « de la mise en oeuvre du plan envisagé. »
Un article de la loi imposerait aux juges de clore leurs dossiers dans des délais stricts, pas plus d’une dizaine d’années après les faits incriminés. Les dossiers trop anciens, encore à l’instruction, seraient « purement et simplement annulés ».
Jacques Chirac est susceptible d’être entendu par des juges après la fin de son second mandat, le 16 mai, dans des affaires judiciaires datant de l’époque où il était maire de Paris et président du RPR.
Fanch
