François Bayrou se démarque de Nicolas Sarkozy sur l’immigration

Un mois après une visite de douze heures à Mantes-la-Jolie (Yvelines), François Bayrou s’est rendu mardi en Seine-Saint-Denis, occasion pour lui de tester sa popularité en banlieue et de se démarquer de Nicolas Sarkozy sur l’immigration.

François Bayrou a estimé mardi soir que « réunir et pas diviser, c’est aussi cela l’identité de la République française », lors d’une cérémonie avec plusieurs dizaines de nouveaux naturalisés à Drancy (Seine-Saint-Denis).

Cette cérémonie à Drancy, dont le député-maire est l’UDF Jean-Christophe Lagarde, a conclu la journée de M. Bayrou en Seine-Saint-Denis.

Dans la ville communiste de Saint-Denis, en proche banlieue parisienne, le candidat UDF à la présidentielle, qui est arrivé en RER, a été accueilli aux cris de « Bayrou président! ».

La cohue a commencé gare du Nord à Paris où le candidat centriste, entouré de journalistes, dont de nombreux médias étrangers, est assailli de voyageurs lui souhaitant « bonne chance », ou lui lançant: « faut penser à nous, quand vous serez au pouvoir ».

Dans le RER, le candidat discute avec des passagers, signe des autographes.

L’un fait part de ses craintes d’être expulsé de son HLM avec des enfants en bas âge, une mère de quatre enfants lui raconte sa « galère » pour trouver un emploi à plein temps, des étudiants issus de l’immigration lui demandent de faire tomber les « barrières à l’embauche ».

Devant la gare puis dans la rue commerçante de Saint-Denis, M. Bayrou serre des mains, pose des questions, rappelle avoir soutenu le CV anonyme et proposé une suppression des cautions pour la location de logements.

« Il promet pas la lune mais c’est quelqu’un de droit », s’enthousiasme Yves, 23 ans, commerçant.

Un étudiant de 28 ans, habitant de Clichy-sous-Bois, l’apprécie parce qu’il est « honnête, social, simple ».

A plusieurs reprises, M. Bayrou réaffirme son opposition au « ministère de l’Immigration et de l’identité nationale » proposé par son rival UMP.

« L’identité nationale, ce n’est pas une affaire de ministère », dit-il.

Fanch