Jacques Chirac a annoncé qu’il ne sera pas candidat lors de l’élection du printemps

Jacques Chirac, dont l’intervention était attendue depuis de longues semaines, a donc annoncé comme l’on s’y attendait qu’il ne briguera pas un nouveau mandat, au terme de douze années passées à la tête de l’État.

Affirmant qu’il avait « mis tout son coeur, son énergie, sa force » au service de la France et des Français, il s’est déclaré « fier du travail accompli », même s’il a regretté de ne pas « avoir bousculé davantage les conformismes et les égoïsmes ».

Parmi les motifs de fierté énumérés par le chef de l’État figurent des questions aussi variées que la restauration du principe de laïcité, la consolidation des retraites ou le recul de la délinquance.

Fort de l’oeuvre accomplie, le président de la République a donc affirmé qu’il était temps désormais pour lui de  » servir autrement « , même s’il entend bien continuer à « mener les combats » qu’il estime nécessaires.

Le président de la République a ensuite abordé la question de l’Europe, estimant qu’il est « vital » de poursuivre la construction européenne, car « les nationalismes peuvent renaitre à tout moment ».

Selon Jacques Chirac, « elle a des responsabilités particulières » et elle doit donc « défendre la tolérance, le dialogue et le respect entre les cultures ».

« Le devoir de la France, a-t-il notamment ajouté, c’est de peser de tout son poids pour que l’économie mondiale intègre la nécessité du développement pour tous ».

Dernier point du message présidentiel, enfin : il s’agit de la révolution à mener pour concevoir un nouveau mode de relation avec la nature et inventer une autre croissance.

La France dispose, selon lui, de « tous les atouts pour relever ce défi majeur du XXIe siècle ».

Fanch