Le RGI poussera les services administratif de l’Etat à privilégier les formats ouverts et les protocoles standards

Le Référentiel général d’interopérabilité (RGI) est désormais une réalité en France. Le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie a publié, le 3 mars au Journal Officiel le décret n° 2007-284 fixant les modalités « d’élaboration, d’approbation, de modification et de publication » du RGI.

Sa mise en application aura pris moins de 15 mois depuis la publication de l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les administrations elles-mêmes.

Pour mémoire, le RGI vise à fixer les règles techniques permettant d’assurer une interopérabilité complète des échanges de documents électroniques entre les différents services administratifs de la nation.

C’est le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (actuellement Christian Jacob) qui sera chargé « de la conception et de l’adaptation »du RGI, selon le décret.

Cela passera par la création d’un comité dédié qui pourra « délibérer sur tout sujet de nature à favoriser l’interopérabilité ».

Présidé par le directeur général de la modernisation de l’Etat (ou son représentant), le comité du RGI sera composé des représentants des différents ministères.

Le comité sera complété par des représentants (3) des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale (3 également).

On y trouvera également le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), le directeur central de la Sécurité des systèmes d’information au Secrétariat général de la Défense nationale.

Fanch