Sortie de crise pour EADS et pour ses actionnaires.
Pour les salariés, le plus dur va débuter.
Ce projet sera préalablement présenté au Comité d’entreprise européen d’Airbus mercredi matin, puis aux représentants du personnel au niveau national.
EADS, maison mère d’Airbus, a annoncé lundi soir que son conseil d’administration avait donné son feu vert au plan de restructuration « Power 8 » chez Airbus, qui devrait passer par d’importantes suppressions d’emplois et plusieurs ventes d’usines.
Seuls les objectifs ont été rappelés: le programme générera 2,1 milliards d’euros de contribution annuelle de résultat d’exploitation (EBIT) à partir de 2010 et en outre 5 milliards d’euros de trrésorerie cumulée de 2007 à 2010.
Power 8 prévoirait un plan social d’ampleur qui pourrait porter sur la suppression de 10.000 emplois, tant chez Airbus que chez ses sous-traitants.
Un sujet particulièrement sensible en France et en Allemagne où 40.000 des 55.000 salariés de l’avionneur sont répartis sur onze sites.
La publication du plan, attendue initialement mardi 20 février, avait été reportée sine die faute d’accord entre Français et Allemands sur la répartition de la charge de travail du futur long courrier A350 XWB.
Lors du dernier sommet franco-allemand, vendredi à Meseberg (près de Berlin), la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac se sont employés à calmer le jeu en s’accordant sur la nécessité d’un partage équitable des « sacrifices » dans le plan de restructuration et en affirmant leur « vigilance » sur l’emploi.
Selon nos informations, les sites français de Méaulte et Saint-Nazaire ville seront cédés ainsi que ceux de Varel et Nordenham en Allemagne.
Enfin, pour rationaliser la production, le patron d’Airbus annoncera une nouvelle répartition de la charge de travail entre les quatre pays partenaires.
Pour sa part, la France va obtenir pour Toulouse l’assemblage des gros-porteurs A350 et A380.
Fanch
