PriceMinister a créé une « cellule anti-contrefaçon »

La plate-forme d’intermédiation PriceMinister, positionnée sur le thème de « l’achat-vente garanti » (5,5 millions de membres, 34 millions de produits proposés), lance sa « garantie anti-contrefaçon ».

Il lui suffit de remplir une déclaration en ligne et de retourner l’objet frauduleux.

Après expertise, PriceMinister dédommagera ce client de tous ses frais et ce, en quelques jours.

Puis le cybermarchand se retournera contre le vendeur indélicat et pourra éventuellement fermer son compte.

Cette mesure fait partie d’un plan-maison pour lutter contre la copie illégale, adopté sur la recommandation de Benoît Tabaka, le responsable des affaires juridiques et réglementaires du site, arrivé il y a six mois.

« Tous devront faire fonctionner de façon plus industrielle les outils qui existaient déjà », affirme Pierre Kosciusko-Morizet.

Une série de mesures vise à repérer les tentatives les plus grossières, c’est-à-dire les produits de grande marque vendus à vil prix : des filtres par mots-clés (contrefaits, faux, CD copié…) repèrent les contrefacteurs les plus naïfs.

Dans ce cas, l’opération « garantie anti-contrefaçon » ne devrait pas coûter très cher.

Pierre Kosciusko-Morizet reconnaît d’ailleurs qu’aucun budget particulier ne lui a été alloué.

En revanche, les bénéfices en termes d’image devraient être élevés, non seulement auprès des acheteurs, mais également des entreprises de luxe et des pouvoirs publics.

Elle survient quelques jours après qu’un projet de loi contre la contrefaçon de toutes sortes (brevets, dessins, marques, appellations d’origine…) ait été présenté en Conseil des ministres, le 7 février dernier.

Or ce texte prévoit des sanctions « à l’encontre des intermédiaires, dont les services sont utilisés par le prétendu contrefacteur ».

C’est-à-dire, entre autres, à l’encontre les plates-formes de ventes utilisées par les particuliers, comme eBay et PriceMinister.

Fanch