Le DIF, la nouvelle galette des salariés du privé

Former ou payer

Ne prenez pas votre droit individuel à formation (DIF) pendant six ans et passer à la caisse, c’est le jackpot garanti.

Les entreprises multiplient en effet les signes encourageants pour les salariés qui se manifestent, un dossier de droit individuel à la formation (DIF) sous le bras afin de bénéficier de leurs 20 heures de formation auxquelles ils ont droit chaque année.

Seulement 3 % des salariés des 200 entreprises interrogées dans le cadre
de ce premier baromètre ont déposé une demande en 2006.

En 2006, 75 % des employeurs n’avait refusé aucune demande de salarié, selon le premier baromètre DIF publié par la FFP (Fédération de la formation professionnelle) et le GARF (Groupement des responsables formations).

S’ils ne les utilisent pas, l’employeur devra leur payer ces heures.

La demande de formation sera d’autant mieux accueillie si vous souhaitez renforcer vos connaissances en anglais, découvrir le dernier logiciel ou devenir un meilleur manager.

Les règles du DIF

Les actions financées dans le cadre du DIF visent à développer les compétences des salariés et favoriser le maintien de leur employabilité mais elles ne se substituent pas au plan de formation de l’entreprise.

Ces formations peuvent être effectuées pendant le temps de travail, si un accord de branche le permet, ou en dehors du temps de travail comme l’avait souhaité le législateur.

Dans ce cas, le salarié perçoit 50 % de son salaire pendant la durée de la formation.

Les demandes doivent toutefois être approuvées par l’entreprise qui peut les refuser si elle estime qu’elles ne sont pas en relation avec ses objectif ou si le coût de la formation envisagée est jugé trop élevé.

Fanch