Marie-George Buffet
Marie-George Buffet a estimé lundi soir qu’il fallait « redistribuer l’argent dans ce pays », proposant notamment de « construire 600.000 logements sociaux » en cinq ans et de créer 5.000 postes d’enseignants-chercheurs.
Il faut porter le SMIC à 1.500 euros.
Il faut un Grenelle des salaires », a déclaré Mme Buffet, invitée sur TF1 de l’émission « J’ai une question à vous poser », en expliquant qu’en modifiant l’assiette de cotisation des revenus financiers, on pourrait dégager « 15 milliards d’euros » de recettes supplémentaires.
La candidate du Parti communiste français (PCF) a défendu la réforme des 35 heures, qui se justifie, selon elle, par « les gains de productivité extraordinaires » réalisés depuis des décennies.
« Il faut appliquer la loi SRU » (loi « solidarité et renouvellement urbains » qui impose un minimum de 20% de logement social dans chaque ville), « il faut de la mixité sociale ».
Interrogée sur le maintien ou non des régimes spéciaux de retraite, la candidate communiste a déclaré qu « il faut préserver le droit à la retraite, il ne faut pas pointer du doigt les régimes spéciaux » car « il y a une nouvelle pénibilité au travail » (cheminots, commerce).
Parmi les autres sources de recettes nouvelles, Mme Buffet a proposé de « tripler l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) à partir d’un million d’euros de patrimoine », de supprimer le « bouclier fiscal », de « faire passer de cinq à 10 les tranches de l’impôt sur le revenu » ou encore de « moduler l’impôt sur les sociétés » pour faire payer les entreprises qui reversent des dividendes à leurs actionnaires.
Interrogée par une électrice issue du panel sélectionné par la SOFRES, qui lui demandait quelles mesures elle prendrait si elle était nommée ministre de la Cohésion sociale de Ségolène Royal, Mme Buffet a proposé d « abroger tous les contrats précaires » (en tout cas, qu’il n’y ait « pas plus de 5% de travailleurs précaires par entreprise »), de « trouver les financements pour que la Sécurité sociale redevienne universelle » ou encore de faire « passer le budget de l’Education nationale à 7% du PIB ».
Olivier Besancenot
Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, a assuré lundi soir qu’il n’avait « jamais bluffé personne » lors du référendum sur la Constitution européenne « en prétendant qu’il y avait un plan-B ».
Interrogé sur l’Europe lors de l’émission « J’ai une question à vous poser » par un panel de 100 personnes sélectionnées par la SOFRES, Olivier Besancenot a été formel: « je n’ai jamais bluffé personne pendant la campagne sur le projet de Constitution européenne en prétendant qu’il y avait un plan-B ».
« Je n’ai jamais dit que la victoire du non » au projet de Constitution européenne « changerait le quotidien » des Français, a poursuivi le candidat de la LCR.
Olivier Besancenot a estimé en revanche que la victoire du « non » avait permis à la France de « se renforcer ».
Interrogé sur la délinquance, Olivier Besancenot a expliqué qu’il « ne partageait pas » l’idée de « prévention de la délinquance, parce qu’il y a déjà un bluff dans l’intitulé ».
« Il y aura toujours de la violence dans les quartiers populaires tant qu’il y aura 50% de chômeurs dans les cités ».
« Je pense que même les enfants de Nicolas Sarkozy, qui ont probablement eu une bonne éducation et qui sont respectueux de la famille, mis en situation dans un quartier où on a le choix entre le SMIC et le RMI, personne ne pourra nous faire croire que même eux ne seraient pas tentés d’aller flirter avec le business illicite », a souligné Olivier Besancenot.
Philippe de Villiers
Le candidat du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a tenu lundi soir à marquer sa différence avec le leader du Front national Jean-Marie Le Pen.
« J’ai fait de la Vendée une terre de la réussite, champion de France pour la création d’entreprises, champion de France pour la création d’emplois, champion de France du bien-être social ».
Refusant de stigmatiser les musulmans, le président du MPF a rappelé que « les harkis sont plus amoureux de la France que nous » et que « les musulmans modérés sont les premières victimes de l’islamisme ».
« La République recule dans les hôpitaux », la « République recule à l’école ».
Philippe de Villiers a dénoncé l « enseignement halal » au même titre qu’il y a « dans nos cantines une nourriture halal ».
« Ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, mais c’est à l’islam de s’adapter à la France ».
Sur le problème des banlieues, le candidat du MPF a « proposé de donner des instructions claires à la police et à la gendarmerie pour investir les 600 cités interdites et traquer les 20 meneurs par quartier qui répandent la peur ».
Jean-Marie Le Pen
Le candidat FN à la présidentielle Jean-Marie Le Pen a estimé lundi sur TF1 avoir démontré qu’il n’était « pas raciste », tout en avertissant contre le risque de « submersion » de la population française par l’immigration.
« Je ne suis pas raciste », et « je l’ai démontré, non pas par des déclarations, mais par des actes », a déclaré M. Le Pen dans l’émission « J’ai une question à vous poser ».
M. Le Pen a déclaré qu’à trois reprises au moins dans sa carrière politique il avait présenté aux élections des candidats noir ou d’origine arabe.
Il a aussi indiqué qu’un couple noir, dont l’homme est décédé récemment, avait élevé ses enfants, et rappelé un épisode de sa vie militaire, en Egypte, où il avait fait enterrer des soldats locaux en prenant soin de respecter l’usage musulman.
M. Le Pen, en rappelant qu’il était pour la « préférence nationale », que « tous les pays du monde pratiquent ».
M. Le Pen a fait le lien avec l’immigration, affirmant que « jamais M. Borloo ne pourrait construire assez de logements », ceux-ci étant « occupés par les immigrés arrivant par vagues successives » et qui « ont la priorité ».
« Que ceux qui pensent qu’ils peuvent garder leur pays pensent au Kosovo qui était un pays serbe qu’on a laissé progressivemnt envahir par immigration albanaise » jusqu’au jour ou les Albanais « ont réclamé le pays », a-t-il dit.
M. Le Pen a déclaré qu’il n’avait « pas de mépris pour les cités », soulignant qu’il « ne confondait pas » les « 99% de gens qui souffrent » dans ces quartiers avec « les trublions qui se comportent de manière agressive et violentes ».
« Les voitures qu’on brûle à Aubervilliers, ce sont les voitures des habitants d’Aubervilliers », a-t-il dit.
Au fil des questions du panel, M. Le Pen a déclaré notamment qu’il ne « partageait pas l’angoisse des milieux scientifiques sur le réchauffement de la planète ».
« Quand on dit ce qu’il va se passer en 2100, ca vous empêche de penser à ce qui va se passer demain ou après-demain », alors qu’il vaudrait mieux s’y intéresser, a déclaré M. Le Pen
Fanch
