A trois mois du premier tour de la présidentielle, les associations homosexuelles interpellent les candidats sur les grands dossiers les concernant.
L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) a annoncé, mercredi 24 janvier lors d’une conférence de presse, l’envoi imminent d’un questionnaire à tous les candidats, à l’exception de Jean-Marie le Pen et de Philippe de Villiers.
Le document aborde les grandes revendications de la cinquantaine d’associations regroupées au sein de l’Inter-LGBT, concernant le couple (mariage, adoption, fiscalité), la parentalité (partage de l’autorité parentale, procréation), les discriminations (à l’école, dans l’entreprise, les administrations publiques), les transsexuels (état civil, opérations chirurgicales), la santé (prévention du suicide, du VIH).
Ségolène Royal s’est prononcée en faveur du mariage homosexuel et de l’adoption d’un enfant par ces couples.
Pour de l’Inter-LGBT, le bilan de la législature 2002-2007 est « contrasté ».
« Nous n’avons pas obtenu grande satisfaction mais il y a eu des avancées qu’on n’aurait pas soupçonnées avec l’arrivée d’une majorité conservatrice », comme les progrès en matière de politique pénale (condamnations des propos homophobes, homophobie circonstance aggravante pour certains délits).
La Marche des Fiertés (ex-Gay Pride) est d’ailleurs prévue le 30 juin.
Fanch
