La présidente du Mouvement des entreprises de France a dévoilé jeudi devant 6.000 patrons réunis à Paris-Bercy ses revendications destinées aux candidats à l’élection présidentielle.
Rien de très original: Laurence Parisot souhaite moins de droit du travail, la pérennisation des allègements de charges sociales et la suppression du financement par les employeurs de la branche famille de la Sécu.
Renvoyant dos à dos « déclinologues et démagogues », elle a estimé que « rien n’est foutu » lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, à condition que le futur président de la République donne « un peu plus de liberté et un peu plus d’air » aux patrons français.
« Tout cela oppresse et opprime » les entreprises françaises, déplore la présidente du Medef.
Elle a donc fait part, au nom des patrons, de ses revendications, lesquelles sont dans la tradition de la principale organisation patronale.
D’abord, il faut faire reculer le droit du travail en France.
La législation sur l’emploi doit diminuer aussi: la présidente du Medef plaide pour « une séparabilité à l’amiable » entre employeur et salarié, soulignant à l’occasion « le succès du CNE ».
Laurence Parisot pouvait difficilement réclamer jeudi davantage d’aides aux entreprises au lendemain de la publication d’un rapport révélant que 65 milliards d’euros d’aides publiques leur sont versées chaque année.
Fanch
