Jacques Chirac et Dominique de Villepin s’apprêtent à donner un coup de pouce aux « petits » candidats.
Le chef de l’Etat et le Premier ministre envisagent d’allonger de deux à trois semaines la durée de collecte des parrainages pour l’élection présidentielle, a confirmé vendredi Matignon.
« Un arbitrage définitif sera rendu par le président de la République et le Premier ministre dans les jours à venir », a-t-on précisé de même source.
Selon le quotidien « Le Monde », qui rapporte l’information dans son édition datée de samedi, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont décidé d’accorder un délai supplémentaire aux candidats et s’orientent vers une période de trois semaines.
La date-limite pour le dépôt des 500 signatures resterait fixée au 16 mars à 18h mais le coup d’envoi officiel de la collecte des parrainages serait donné dès le 22 février au lieu du 1er mars.
Cette mesure serait destinée à aider les « petits » candidats à recueillir les 500 signatures de maires nécessaires pour se présenter.
Les noms des 500 premiers parrains sont en effet rendus publics par le Conseil constitutionnel.
« Il est important que tous ceux qui expriment une opinion et qui trouvent un écho dans la vie de notre pays puissent se présenter à une élection présidentielle », déclarait Dominique de Villepin le 10 novembre dernier.
Le décret de convocation des électeurs « qui devrait en principe passer en conseil des ministres le 21 février » entraînera dès sa publication par le gouvernement l’envoi des formulaires de parrainage aux élus, et le début de la collecte par le Conseil constitutionnel des formulaires remplis.
Lors de l’élection précédente, les maires devaient obligatoirement conserver le formulaire pendant deux semaines.
L’allongement éventuel du délai a été bien accueilli par les candidats qui tentent depuis des mois de recueillir le maximum de promesses de parrainages avant l’ouverture de la période de collecte officielle.
Interrogé par « Le Monde », Jean-Marie Le Pen a salué « une mesure positive qui va dans le sens d’une amélioration ».
« Cette décision résoudrait une partie des difficultés de transformation des promesses de parrainage en parrainages effectifs », a jugé le président du Front national, qui avait écrit en novembre au Premier ministre sur le sujet.
François Bayrou s’est en revanche déclaré « perplexe ». « Je croyais que c’était le Conseil constitutionnel qui fixait les règles. Il faut peut-être que je relise mon code électoral », a souligné le candidat UDF.
Fanch
