Dominique de Villepin souhaite « nautrellement » se rendre au congrès de l’UMP qui se tient dimanche et qui doit investir Nicolas Sarkozy pour la prochaine élection présidentielle.
En attendant, le Premier ministre détaille ce matin son programme économique et social à cinq ans avec des propositions sur les retraites, au risque de perturber la campagne du président de l’UMP.
Le Premier ministre réaffirme qu’il a « l’ambition de faire gagner (sa) famille politique ».
Un objectif ambitieux qui nécessite d’engager une fusion ANPE-UNEDIC, de réformer les allocations chômage et de développer une « flexi-sécurité à la française sur le modèle du contrat nouvelle embauche ».
Surtout, estimant que la réforme des retraites de son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin n’a pas « tout réglé », il prévient qu’il faudra à l’avenir « travailler plus longtemps », rejette la hausse de la CSG prônée par le PS et plaide pour une réforme « au cas par cas » des régimes spéciaux en 2008.
Si ces propositions s’inscrivent dans le droit fil des recommandations du Conseil d’orientation des retraites (COR) et ne suscitent pas de désaccord de fond à l’UMP, elles pourraient troubler le jeu au moment où Nicolas Sarkozy entre en campagne.
Fanch
