Le problème du financement des retraites est « encore plus grave que prévu »

La présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, Danièle Karniewicz, estime que le déséquilibre du régime des retraites exige une augmentation des recettes.

Pour Danièle Karniewicz, présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), qui s’exprimait mardi sur BFM, le problème du financement des retraites est « encore plus grave que prévu » et appelle une augmentation des recettes.

Dans un rapport qui sera remis demain au Premier ministre, le Conseil d’orientation des retraites (COR) pointe la détérioration de la situation financière de la branche retraite de la Sécurité sociale, dont le déficit devrait atteindre 3,5 milliards d’euros en 2007, contre 2,4 milliards d’euros en 2006.

Cette situation exige d’augmenter les recettes, estime la présidente de la Cnav, car il n’est pas question pour elle de diminuer encore le niveau des pensions.

Cette option, qui a été jusque-là retenue pour les salariés du privé, depuis la réforme Balladur de 1993, « donne aujourd’hui des pensions trop faibles, constate-t-elle.

Le COR a calculé que le besoin de financement du système de retraites en 2050 serait compris « entre un peu moins de 2 points de PIB et près de 5 points de PIB », soit entre 30 et 80 milliards d’euros.

Fanch