Le chiffre officiel du chômage n’intègre pas les dispenses de recherche d’emploi des chômeurs âgés, qui ont progressé de 7,2 % sur un an

Pour cette fin d’année, le gouvernement n’aura pas eu de divine surprise, mais tout de même une bonne nouvelle.

Le taux de chômage au sens du BIT s’est réduit de 0,1 point, à 8,7 % de la population active en novembre.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 (immédiatement disponibles à la recherche d’un temps plein) a diminué de 17.400.

Les moins de 25 ans et les plus de 50 ans ont aussi connu une évolution meilleure que la moyenne (- 1,3 % et – 1,4 %) tandis que les radiations ont légèrement baissé par rapport à octobre, mais restent en progression sur un an de plus de 15 %.

«On est sur un mois classique, avec un rythme de baisse plus ou moins traditionnel», a sobrement commenté le ministre de l’Emploi et de la Cohésion sociale.

Une façon de relativiser les deux accidents de parcours qu’a connus le chômage, en août, où il avait légèrement augmenté, et en octobre, où il avait stagné.

Mais Jean-Louis Borloo n’a pas manqué, comme d’habitude, de souligner la contribution de son plan de cohésion sociale, en particulier les services à la personne (lire ci-dessous), au mouvement de baisse engagé depuis février 2005.

Interrogé sur la dénonciation, hier, par un collectif de chercheurs, d’associations de chômeurs et de syndicats, d’un «chômage invisible» d’une ampleur égale à celle du chômage officiel («Les Echos» du 28 décembre), il a rétorqué que les gouvernements successifs «travaillent sur le même baromètre depuis 1995».

Le ministre délégué au Travail, Gérard Larcher, a ajouté que, si l’on prend en compte toutes les catégories de demandeurs d’emploi (hors formations, arrêts maladie et stages et personnes en emploi), la baisse du chômage atteint 9,5 % sur 12 mois, contre 10 % pour la seule catégorie 1, sur laquelle se fonde le chiffre officiel.

Il faut cependant noter qu’il n’intègre pas les dispenses de recherche d’emploi des chômeurs âgés, qui ont progressé de 7,2 % sur un an.

La prévision de l’Insee qui table à la mi-2007 sur un repli du taux de chômage à 8,2 % lui paraît aisément atteignable.

Fanch