Anachronique, tel est l’adjectif que l’on pourrait employer pour désigner le fonctionnement de la RIAA (Recording Industry Association of America).
L’association, déjà décriée pour ses méthodes et ses prises de position franches sur l’industrie du disque, avait marqué les esprits par une adaptation très tardive au marché de la musique en ligne.
Le manque d’interopérabilité et la conception de plateformes visant à préserver les intérêts financiers des majors du disque aboutit à un marché qui n’est que l’ombre de ce qu’il pourrait être si les vannes étaient enfin ouvertes.
En clair : les artistes devraient être moins rémunérés.
La raison invoquée par l’association est que les économies ainsi réalisées permettraient aux majors de continuer à fonctionner convenablement.
En pratique de son idée pour le moins étrange, la RIAA fait actuellement pression sur l’organisme gouvernemental en charge de ces questions pour une révision du barème des droits versés aux artistes, arguant que la situation a évolué en 25 ans.
Fanch
