Ségolène Royal a été choisie par une large majorité des militants socialistes pour la présidentielle de 2007

Ségolène Royal (53 ans) a été désignée jeudi candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007, remportant largement la primaire, dès le premier tour.

« L’heure est au rassemblement » a immédiatement ajouté la candidate désignée, après six semaines d’une primaire inédite en France avec débats télévisés et devant les militants qui ont parfois pris un tour houleux.

Des adversaires de Ségolène Royal ont constaté ainsi l’ampleur de leur défaite dans la nuit de jeudi à vendredi au siège parisien du PS. Appelés à désigner leur candidat à la présidentielle, les adhérents socialistes se sont mobilisés en masse (82% de participation) et 60, 62% d’entre eux ont choisi la présidente de la région Poitou-Charentes.

Dominique Strauss-Kahn arrive deuxième (20,83%) suivi par Laurent Fabius (18,54%).

A deux heures du matin, il manquait encore les résultats de la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

Mais cela n’était pas de nature à modifier significativement l’issue de la primaire.

De sa circonscription des Deux-Sèvres où elle attendait les résultats, l’élue a fait part de son « bonheur », a « remercié du fond du coeur les militants socialistes » puis s’est immédiatement adressé au « peuple français [qui] a écrit cette histoire ».

Ségolène Royal est, dans l’histoire du PS, la première candidate à la présidentielle à avoir bâti sa victoire dans le parti en s’appuyant au premier chef sur sa popularité.

Ce sont les sondages favorables qui ont convaincu une majorité de barons locaux du PS de se rallier à sa candidature.

Les lieutenants de ses deux challengers ont rapidement reconnu leur défaite.

Pour Laurent Fabius qui n’est majoritaire que dans une seule fédération, la Seine-Maritime (61%), sa terre d’élection, le coup est particulièrement rude.

Dominique Strauss-Kahn est devancé y compris dans son fief du Val d’Oise mais il a la consolation d’arriver deuxième au niveau national alors qu’il n’avait encore jamais compté ses troupes dans le parti.

Pour son lieutenant, Jean-Christophe Cambadélis, il y avait hier soir « une révélation », DSK, et « une confirmation », la désignation de Ségolène Royal.

« Nous lui souhaitons bonne chance, bon courage et bon vent.

Elle a réclamé tous les moyens pour affronter Sarkozy, elle les a », a-t-il poursuivi, lui conseillant « d’infléchir sa campagne dans le domaine économique et social ».

Mais voilà, avec un score pareil, la candidate a les moyens de mener sa campagne comme elle l’entend, sans avoir à composer avec ses adversaires d’hier.

Fanch