Croissance française un peu meilleure qu’espéré en 2002

La croissance française a été un peu meilleure en 2002 que ce qu’espérait l’Insee dans ses dernières estimations de décembre, avec une moyenne de 1,2% contre 1% annoncé, a indiqué vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques.

L’Insee annonce par ailleurs que la croissance a été de 0,2% au quatrième trimestre.

L’amélioration annuelle par rapport à la prévision est due à une révision en légère hausse par l’institut de la croissance du premier trimestre (+0,7% au lieu de 0,6%), celui qui compte le plus dans la moyenne annuelle, et du troisième trimestre (+0,3% au lieu de +0,2%). L’Insee laisse le troisième trimestre inchangé à +0,4%.

La croissance française avait été de 1,8% en 2001 et de 4,2% en 2000. Pour 2003, comme le précédent gouvernement l’avait fait pour 2002, la prévision contenue dans le budget est de 2,5%, mais le ministre de l’Economie Francis Mer a convenu, vendredi, que ce chiffre n’est « pas atteignable » et que Bercy publierait de nouvelles prévisions fin mars.

Les économistes pensent que la croissance tournera en 2003 autour de 1,5%. Parmi les plus pessimistes, le Medef pense pour sa part qu’elle sera comprise entre 1% et 1,5%.

En 2002, les dépenses de consommation des ménages ont ralenti par rapport à 2001 (+1,8% après +2,7%), contribuant pour un point à la croissance du PIB. L’investissement des entreprises diminue en 2002 de 1,3% après avoir augmenté de 3,3% en 2001. L’investissement des ménages augmente de 0,2% en 2002. Au total, l’investissement diminue de 0,6% après avoir augmenté de 2,6% en 2001 et 8,3% en 2000, et contribue négativement pour 0,1 point à l’évolution du PIB.


En 2002 par ailleurs, le commerce extérieur a enregistré une croissance « timide » selon l’INSEE : les importations ont augmenté de 1,2% après la hausse de 0,9% de l’année précédente. Les exportations continuent de progresser sur un rythme modéré (+1,5% en 2002, comme en 2001). Le solde extérieur contribue positivement pour 0,1 point à l’augmentation du PIB. Sur l’ensemble de l’année, la contribution de la variation des stocks est négative comme en 2001, (-0,6 point après -1 point)

Au quatrième trimestre, les dépenses de consommation des ménages s’infléchissent légèrement (+0,4% après +0,6% au troisième trimestre), l’investissement des entreprises continue de diminuer (-0,7% après -0,8%), de même que l’investissement des ménages (-0,6% après -0,1%). L’investissement total baisse de 0,7% comme au troisième trimestre.

Les exportations baissent légèrement (-0,3%), après trois trimestres de hausse.

Les importations diminuent également (-0,4%).

Au total pour le quatrième trimestre, la demande intérieure contribue pour 0,3 point à l’évolution du PIB, et les stocks pour -0,1 point. La contribution du commerce extérieur est nulle.

[source – yahoo.com]