Prédateur de la toile « cherche nouveaux amis »

Prédateur de la toile « cherche nouveaux amis »

« Un pseudo peut cacher n’importe qui – Soyez vigilants sur Internet », avertit le slogan de la campagne « Le Masque », lancée en France par l’association Action Innocence pour sensibiliser parents, enfants et adolescents aux dangers de la navigation sur les sites dédiés aux 10-17 ans.
060814092208.tv3u40rg0_une-affiche-de-la-campagne-lancee-par-l-associatiob.jpg
Jusqu’au 31 août, 6.000 emplacements dans les abribus de l’Hexagone accueillent les placards de la campagne, et à Paris, plusieurs espaces publics affichent à partir du 15 août et jusqu’à la fin du mois les portraits de « Superlulu » et « Starlett ».

Cet automne, leurs masques s’animeront dans des spots cinématographiques et télévisés, et sur les « bannières » de sites pour enfants et adolescents du web, annonce Véronique Sima-Fromager, responsable de communication de l’association.
060814092208.tv3u40rg1_une-affiche-de-la-campagne-lancee-par-action-innocb.jpg
Le but de la campagne est d’inciter les parents à dialoguer avec leurs enfants et de proposer des règles de conduite: préférer l’ordinateur familial dans une pièce commune à un écran isolé dans la chambre de l’enfant, avertir ce dernier de ne jamais donner son nom, ses coordonnées, ou de diffuser photo ou vidéo de lui sur la toile et de ne jamais répondre à un rendez-vous fixé par un internaute.

« Un PC, c’est comme une voiture, on ne le confie pas à un enfant seul » car la navigation à vue peut conduire le jeune internaute à des dérives sur des sites pornographiques ou pédophiles, à la manipulation de son image, voire à des rencontres dangereuses, dit-il.

Les blogs, vlogs (blogs vidéo), chats, forums de discussions et autres messageries instantanées ou postées de la Toile sont autant « d’espaces à risques pour des enfants ou adolescents non avertis », avertit Sylvia Breger, criminologue spécialiste de la cyberpédophilie et porte-parole d’Action Innocence.

En 2005, 32% des mineurs internautes français de 9-17 ans se connectaient dans une pièce isolée comme un bureau ou leur chambre, 18% visitaient souvent des sites de chats et de forums de discussions, 22% utilisaient fréquemment les courriers électroniques, et 34% avaient déjà été confrontés à des contenus choquants, selon leurs parents sondés par l’institut IFOP.

Masqué sous un « pseudo » dans la chaîne de contacts des copains de copains, il peut facilement faire glisser le dialogue avec l’enfant de l’espace public du chat au mode plus confidentiel de la messagerie privée directe: « Il a ainsi toutes les cartes en main pour exercer des pressions sur sa victime ou la manipuler », explique le commandant Permingeat.

Fanch