Les Français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget aux postes transports et logement, constate l’Insee

En 2005, la dépense de consommation des ménages augmente de 2,1 % en volume.

La hausse des prix est stable depuis trois ans en moyenne annuelle (+ 2,0 % en 2005).

Malgré une progression modérée du pouvoir d’achat (+ 1,1 %), la dépense des ménages reste solide et constitue le socle de la croissance du PIB en 2005 (+ 1,2 %).

La dépense d’énergie est peu affectée par la hausse sensible des prix.

Les achats d’automobiles progressent, mais profitent surtout aux marques étrangères.

Les biens et services des technologies de l’information et de la communication séduisent toujours les consommateurs.

C’est l’effet d’un renouvellement rapide de l’offre, dont l’attractivité est renforcée par les baisses de prix.

Les ménages consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au logement et aux transports : ces deux postes cumulés atteignent 39,6 % de leurs dépenses en 2005.

Depuis 2001, la dépense de consommation des ménages en volume (Définitions) croît à un rythme compris entre 2,0 % et 2,5 %, demeurant ainsi le moteur principal de la croissance.

La hausse de 2,1 % en 2005 se produit malgré un contexte peu favorable.

Le dynamisme de la dépense de consommation, associé à l’évolution modérée du revenu disponible brut, signifie que les ménages ont fortement réduit leur taux d’épargne, qui passe de 15,8 % en 2004 à 14,9 % en 2005 (tableau 1).

Cette quasi-stabilité de l’inflation recouvre des mouvements contraires.

Les prix des produits pétroliers ont augmenté de 15,3 % après + 8,7 % en 2004, suite à la hausse des cours du pétrole brut.

Dans le sillage des produits pétroliers, le prix du gaz de ville a également vivement progressé (+ 6,8 %).

Le prix des services d’intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim) a nettement progressé, car les taux reçus par les ménages au titre de la rémunération de leurs dépôts ont baissé alors même que les taux interbancaires restaient stables.

Le climat rigoureux de la fin de l’année 2005 a contribué au soutien de la consommation.

Fanch